Source: Demainonline
L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a envoyé une lettre au ministre de la justice et au directeur général de la sûreté nationale dans laquelle elle demande l’ouverture d’une enquête pour connaître le sort de trois citoyens marocains qui auraient été enlevés par les services secrets.
Ces trois personnes, Stephane Amalou, Boumediene Koulani et Mimoun Idrissi, auraient été kidnappées le jeudi 24 mars 2011 dans la ville de Nador. Depuis, ils n’ont plus donné signe de vie.
Ce sont les familles des trois disparus qui ont donné l’alerte après avoir cherché en vain leurs parents. Après avoir contacté la police et les autorités judiciaires, qui ont nié détenir ces trois personnes, ces familles sont arrivées à la conclusion qu’Amalou, Koulani et Idrissi se trouvaient « certainement au siège de la DST à Témara près de Rabat », selon la lettre de l’AMDH.
Dans la correspondance qu’elle a envoyée aux autorités marocaines, Khadija Ryadi, la présidente de l’AMDH, exige « une intervention urgente afin d’ouvrir une enquête sur les conditions et les circonstances qui ont accompagné l’enlèvement de ces trois citoyens, pour protéger leurs droits contenus dans les pactes internationaux relatifs aux droits humains, ainsi que par les lois marocaines ».
Malheureusement, ce genre de pratiques perdure au Maroc 11 ans après la mort de Hassan II. Parallèlement aux déclarations d’intention des autorités marocaines de mettre fin à ces procédés délictueux et de l’impunité qui protège leurs auteurs.
La DST séquestre souvent des suspects sans en référer à la police ou aux services du procureur du roi. Mais la police et la justice marocaines se montrent souvent complices avec ces pratiques au moment de falsifier les procès verbaux dans lesquels on change les dates d’arrestation pour les rendre conformes aux procédures pénales.
Pour le moment le nouveau Conseil national des droits de l’homme (CNDH), inauguré en grandes pompes il y a quelques semaines, reste muet.
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